Dans quelle région investir ?

Lorsque l’on cherche à se constituer des revenus basés sur la location de ses biens (le plus souvent meublés, mais nous y reviendrons dans un prochain article), il est important de rester en permanence à l’affût des tendances à la fois macro-économiques et locales.

En effet, j’ai pris la décision de n’investir dans des biens que s’ils sont situés dans ma région. Pourrais-je trouver de meilleurs rendements dans d’autres régions de France? C’est possible, mais, malgré les conseils d’autres professionnels, j’ai du mal à estimer le potentiel de croissance d’autres villes ainsi que leur pouvoir d’attractivité.

Alors plutôt que de faire des suppositions sur « ce nouveau quartier qui émerge » ou bien « ce quartier un peu à l’abandon mais de plus en plus investis par des bobos », je préfère me consacrer sur les endroits que je connais bien, et en l’occurence le Golfe de Saint-Tropez.

Je préfère acheter des biens dans ma région

Je vois bien que les touristes et notamment les plus riches ne sont pas les mêmes d’une année sur l’autre, et notamment les russes que nous voyons de moins en moins. Mais je constate également que ce petit bout de Côte d’Azur n’a pas perdu de son attrait depuis des décennies. C’est que je pense sincèrement qu’il n’y a pas que l’effet Bardot qui explique le succès de nos villages de pêcheurs.

Nous avons le privilège d’habiter un coin où la nature reste préservée, les constructions sont maîtrisées et malgré la pression de certains promoteurs, je pense que nous avons atteint un bon équilibre qui nous a permis d’éviter de bétonner notre côte comme on a pu le voir à quelques dizaines de kilomètres d’ici seulement.

La qualité de vie est donc restée intacte pour les vacanciers qui trouvent dans le Golfe de Saint-Tropez à la fois une végétation luxuriante, une eau limpide et des villages typiquement provençaux.

D’ailleurs, c’est pendant l’hiver que je suis la plus heureuse du monde. La région est magnifique et si l’on ne peut certes pas se baigner (et encore, il y a bien eu quelques exceptions où j’ai pu faire un plongeon aux mois de novembre et décembre 🙂 ), j’apprécie particulièrement ma vie de village.

Oui, je prends le temps de discuter avec les commerçants et les parents de l’école de mes loulous.

Cette qualité de vie, je n’y renoncerais pour rien au monde et c’est pourquoi j’ai plus confiance lorsque j’investis près de chez moi.

Ma méthode de sélection des locataires

Bien évidemment, cela permet également d’intervenir rapidement sur place sur le locataire a un problème. Et pour moi, avoir de bonnes relations avec son locataire est tout simplement primordial. D’ailleurs, je vais vous faire une confidence. Lorsque je rencontre de futurs locataires, j’accorde au moins autant d’importance au feeling, à l’opinion que je me forge de leur personne qu’à leurs feuilles de salaire et d’imposition.

Car si l’on ne peut pas franchement savoir combien de temps le locataire restera dans notre appartement ni s’il sera un bon payeur, j’essaie toutefois de sélectionner des gens qui me semblent ordonnés et soigneux et dont j’espère qu’ils prendront bien soin de mon appartement.

Alors vous le voyez bien, je suis un peu une sentimentale à la fois dans la manière de sélectionner l’emplacement des biens dans lesquels j’investis et dans mon processus de sélection des futurs locataires.

Investir dans l’immobilier, ce n’est donc clairement pas uniquement réfléchir en termes de retour sur investissement et c’est le message que je voulais vous faire passer dans cet article.

Cela étant dit, il reste important de respecter certaines règles et de rester à l’écoute du marché. Mais cela, j’en parlerai dans mon prochain article.